Samedi 10 octobre 2009
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Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé une nuit aussi agitée de cauchemars ! A mon premier réveil nocturne, le temps de
reprendre mes esprits et de m'apaiser en renvoyant les autres au purgatoire, en me disant que mon chat ne pouvait pas être revenu à la maison sous forme de zombie (merci Pet Semetery, film
d'horreur de Mary Lambert, 1988, Simetierre en version française – sachez-le, même si vous pensez le contraire lorsque vous essayez de faire ressurgir du passé un souvenir qui se dérobe comme une
savonnette mouillée et vous glisse entre les neurones, en réalité, votre cerveau n'oublie jamais rien !), en me disant, donc, que mon chat ne pouvait pas être revenu à la maison sous forme de
zombie vu qu'il a été incinéré, j'ai retrouvé un rythme cardiaque normal, essuyé mes tempes, et ai vivement espéré ne pas continuer la nuit sur cette lancée. Bien entendu, sachant que nous
visitons un thème par nuit dans nos aventures oniriques, je me doutais néanmoins que ce thème allait continuer de me hanter sous des formes diverses et variées. Cela n'a pas loupé. Il n'est pas
utile que je raconte ici par le menu toutes les variations improvisées et orchestrées par mon subconscient, mais ma nuit a été sérieusement éprouvante. Je me suis donc réveillée énervée, fatiguée
et en colère parce que quitte à rêver de mon petit chat d'amour qui s'est éteint il y a maintenant une semaine, j'aurais mille fois préféré des rêves plus tendres.
Impuissante, j'ai poussé un profond soupir. C'était un début de journée déprimant.
Là-dessus, ayant besoin de compassion et de réconfort, j'ai voulu partager avec mon homme le fait que
j'avais fait de terribles cauchemars, j'ai donc entrepris de lui en toucher deux mots, mais ceux-ci ne l'ont pas atteint car, m'a-t-il dit : « J'ai dormi sur mon oreille, alors j'entends rien. »
J'ai répété plusieurs fois en vain quelques paroles qu'il ne comprenait pas.
- Tu es vraiment
sourd, tu devrais aller consulter un ORL ! ai-je lancé.
- Hein
?
Impuissante, j'ai poussé un profond soupir. C'était un début de journée
déprimant.
Ensuite, je me suis levée et j'ai constaté que l'inventeur des serviettes hygiéniques
maxi-nuit de la marque que j'achète était un imbécile ignorant de l'anatomie féminine et de la sournoiserie pourtant bien connue des règles la nuit. Je ne sais pas si les règles sont faites pour
être contournées, mais ce que je peux vous certifier, c'est qu'elles savent très bien contourner la protection périodique qui s'en sort blanche comme neige au lever, alors que la victime est par
ailleurs complètement ensanglantée...
Impuissante, j'ai poussé un profond soupir. C'était un début de journée
déprimant.
Alors je
suis allée faire un tour sur le site http://www.viedemerde.fr et j'ai ri tout mon soûl à la lecture des malheurs des autres.
Ce soir, au moment où mon
homme franchit la porte, je lui dis :
- Coucou ! Alors, ton oreille est débouchée
? Tu n'es plus sourd ?
- Pardon ?
Même pas besoin de
répéter. J'avais la réponse…
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