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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 20:23

Grands Magasins Noel 2009 J'y suis allée - tant bien que mal - et j'ai été fière de moi. Cela aurait été absolument génial si je n'avais pas commencé à être malade à partir du troisième jour. Une douleur fulgurante dans le bas ventre, dans l'aîne et dans toute une jambe bientôt suivie d'une lombalgie et d'une sciatique qui semblait se déplacer étrangement : fesse, aîne, cuisse, genou, mollet, orteils. Impossible de marcher pendant plusieurs mois... Batterie d'examens : radio, écho, prises de sang, scanner, doppler, test d'effort. Je suis même venue à bout de mon kiné qui a dû être hospitalisé au bout de sept séances ! Depuis lors, je me suis transformée en pauvre petite chose gémissant sur son sort, plus préoccupée par ses chances de survie que par sa phobie des voyages.

 

Le voyage à Paris pour Noël ne m'a même posé aucune difficulté ! Pour une fois, s'il m'était difficile d'aller à la gare, ce n'était pas psychologique mais parce que chaque pas me coûtait. J'ai joué les touristes quelques heures et pris des photos de la capitale, ce qui m'a valu une nouvelle semaine de lombalgie...

 

Et puis, à force d'entraînement, peu à peu, la douleur s'est estompée, l'idée de la maladie est devenue moins omniprésente, et d'autres sources de stress ont pu pointer de nouveau le bout de leur nez !  Je les ai presque accueillies avec soulagement, cela fait du bien de renouer avec ses vieilles névroses, quand c'est le signe qu'on reprend du poil de la bête !      

 

Par Amy Clavier
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 20:23

J'ai passé une bonne partie de la matinée en défilé de basse couture et je n'étais pas mécontente de mes choix jusqu'au moment où s'est posée la question des chaussures car, primo, les seules que je pensais pouvoir marier harmonieusement avec toutes mes tenues sont celles que j'ai cherchées à travers toute la maison sans parvenir à les retrouver, et secundo, j'en ai sélectionné trois paires en plus de celles que je porterai pour le voyage et le tout ne tient absolument pas dans mon sac de voyage. Je vais donc devoir renoncer à une partie des fringues que j'ai préparées, mais laquelle ? Celle que je vais regretter ou l'autre ? Dans le lot, j'ai glissé une paire de chaussures à talons si vertigineux que je ne me rappelle même plus la dernière fois que je les ai portées. Cela fait longtemps que je n'avais pas joué à la poupée mannequin avec moi dans le rôle de la poupée. C'était assez marrant, en fait. J'avais presque oublié à quel point c'est agréable de porter de jolies tenues et des bijoux bling-bling à appâter toutes les pies des environs !

 

J'ai aussi acheté des nouveaux produits cosmétiques : un après-shampoing lissant qui me fait friser avec de belles boucles, un baume coiffant pour les cheveux qui cocote la noix de coco, et un anti-transpirant qui vous assomme l'odorat à coup de fruits de la passion. Le tout est un peu écoeurant. J'ai l'impression d'être faite en pâte à modeler parfumée.

 

Petit à petit, les choses se précisent et le jour J approche de plus en plus bien que le temps semble avoir ralenti depuis hier. J'ai écrit mon nom sur l'étiquette de mon sac de voyage, comme je l'écrivais autrefois sur mes cahiers d'écolière, et préparé des check-lists pour les derniers préparatifs : objets à emporter, trousse à pharmacie à constituer, démarches que je dois encore faire avant de partir, aliments à terminer... Je suis tellement prête que je voudrais être déjà arrivée !

Par Amy Clavier
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 23:43

Après le petit-déjeuner, mon ventre gronde comme un ciel d'orage. Il faut dire que je viens d'expérimenter un nouveau muesli sans gluten (dont les raisins secs me sont restés collés aux dents, ce qui me fait un très joli sourire de type clavier de piano) et que mon appareil digestif est plutôt néophobe, surtout à l'approche de l'échéance d'un voyage ! Hier j'ai été malade au point de devoir prendre des médicaments pour arrêter la débâcle sinon je me serais déshydratée dans l'heure ; je crois toutefois que le responsable n'est pas le stress mais plutôt un sachet de saucisses ouvert depuis longtemps et que j'ai la bête habitude de stocker dans la porte du réfrigérateur parce que c'est le seul endroit où je peux le caler à la verticale. Comme je l'avais acheté pour mon chat, je l'y ai oublié et n'ai songé à le terminer qu'hier. Je n'avais jamais réalisé qu'à cet endroit du réfrigérateur la température n'est pas suffisamment basse pour une conservation dans de bonnes conditions d'hygiène ! Cela me servira de leçon.

 

Plus tard dans la matinée, j'ai combattu un lézard grimpeur de rideaux qui s'était faufilé dans le salon le temps que j'aère la pièce. Il était perché là-haut, joli comme un sticker décoratif, la tête en bas à me regarder de travers. J'ai décroché précautionneusement le rideau pour le faire tomber dehors sur la terrasse, mais il n'a pas voulu se laisser faire et s'est jeté sur le carrelage avant de se cacher derrière la bibliothèque. Comme il avait de la suite dans les idées, il est retourné faire de l'escalade sur rideau une demi-heure plus tard. Cette fois-ci, ma manipulation a réussi et j'étais toute contente de m'être héroïquement débarrassée de l'intrus !

 

Ensuite, j'ai rassemblé divers vêtements que je compte emporter pour mon voyage. Je les ai assortis par coloris et par style, car ne pouvant en emmener que très peu, il faut qu'ils soient faciles à coordonner. Mon amie D. m'a donné son avis sur mes choix : pour porter par-dessus ma robe longue, elle préfère le chemisier en satin plutôt que le gilet en velours. C'est bien sûr discutable car si le chemisier est plus élégant, le gilet est néanmoins plus chaud et plus confortable... Je rêve de vêtements qui sauraient s'adapter à la température ambiante automatiquement et sur lesquels on pourrait décliner d'un simple clic le dégradé ou le motif de son choix. Mieux encore, y faire apparaître les messages que l'on désire ! Je rêve aussi de pantalons taille haute comme au bon vieux temps et de pulls angora qui ne perdent pas leurs poils ! Dire qu'on a de nos jours des téléphones qui tiennent dans la poche mais qu'on n'a toujours pas de vêtements intelligents... Enfin… J'espère avoir prévu de quoi être présentable durant les cinq jours d'emploi du temps de ministre qui m'attendent ! Si seulement je pouvais maîtriser la température, ce serait plus facile, car s'il y a une chose plus désagréable que d'être trempée de sueur dans un vêtement trop chaud qui semble fondre comme une crème glacée sous la cagnard, c'est bien de grelotter en se recroquevillant misérablement pour tenter de conserver sa chaleur dans une petite robe sans manches par une température qui flirte avec le zéro. Demain, je ferai des essayages pour vérifier mes choix et tester si tout cela loge dans mon sac de voyage.

Par Amy Clavier
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 11:33

Cela faisait longtemps que je n'avais pas passé une nuit aussi agitée de cauchemars ! A mon premier réveil nocturne, le temps de reprendre mes esprits et de m'apaiser en renvoyant les autres au purgatoire, en me disant que mon chat ne pouvait pas être revenu à la maison sous forme de zombie (merci Pet Semetery, film d'horreur de Mary Lambert, 1988, Simetierre en version française – sachez-le, même si vous pensez le contraire lorsque vous essayez de faire ressurgir du passé un souvenir qui se dérobe comme une savonnette mouillée et vous glisse entre les neurones, en réalité, votre cerveau n'oublie jamais rien !), en me disant, donc, que mon chat ne pouvait pas être revenu à la maison sous forme de zombie vu qu'il a été incinéré, j'ai retrouvé un rythme cardiaque normal, essuyé mes tempes, et ai vivement espéré ne pas continuer la nuit sur cette lancée. Bien entendu, sachant que nous visitons un thème par nuit dans nos aventures oniriques, je me doutais néanmoins que ce thème allait continuer de me hanter sous des formes diverses et variées. Cela n'a pas loupé. Il n'est pas utile que je raconte ici par le menu toutes les variations improvisées et orchestrées par mon subconscient, mais ma nuit a été sérieusement éprouvante. Je me suis donc réveillée énervée, fatiguée et en colère parce que quitte à rêver de mon petit chat d'amour qui s'est éteint il y a maintenant une semaine, j'aurais mille fois préféré des rêves plus tendres.

Impuissante, j'ai poussé un profond soupir. C'était un début de journée déprimant.

 

Là-dessus, ayant besoin de compassion et de réconfort, j'ai voulu partager avec mon homme le fait que j'avais fait de terribles cauchemars, j'ai donc entrepris de lui en toucher deux mots, mais ceux-ci ne l'ont pas atteint car, m'a-t-il dit : « J'ai dormi sur mon oreille, alors j'entends rien. » J'ai répété plusieurs fois en vain quelques paroles qu'il ne comprenait pas.

-         Tu es vraiment sourd, tu devrais aller consulter un ORL ! ai-je lancé.

-         Hein ?

Impuissante, j'ai poussé un profond soupir. C'était un début de journée déprimant.

 

Ensuite, je me suis levée et j'ai constaté que l'inventeur des serviettes hygiéniques maxi-nuit de la marque que j'achète était un imbécile ignorant de l'anatomie féminine et de la sournoiserie pourtant bien connue des règles la nuit. Je ne sais pas si les règles sont faites pour être contournées, mais ce que je peux vous certifier, c'est qu'elles savent très bien contourner la protection périodique qui s'en sort blanche comme neige au lever, alors que la victime est par ailleurs complètement ensanglantée...

Impuissante, j'ai poussé un profond soupir. C'était un début de journée déprimant.

 

Alors je suis allée faire un tour sur le site http://www.viedemerde.fr et j'ai ri tout mon soûl à la lecture des malheurs des autres.

Ce soir, au moment où mon homme franchit la porte, je lui dis :

-         Coucou ! Alors, ton oreille est débouchée ? Tu n'es plus sourd ?

-         Pardon ?

Même pas besoin de répéter. J'avais la réponse…

 

Par Amy Clavier
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 23:57

Aujourd'hui, outre le temps consacré à mon travail et à faire du rangement dans ma chambre, j'ai passé un petit moment à jouer en ligne et suivre des liens, des mots, des images semés par mes aminautes. Ce soir, je regarde le monde comme à travers un kaléidoscope : il a de jolies couleurs, donne un peu mal au coeur et fait voir les choses et les gens de manière morcelée.  Bien souvent je n'appréhende de mes relations virtuelles que des fragments : un oeil par ci, un pied par là, un poème à quatre mains, un sourire, une partie de dés, un mot le plus long, un ciel, une route. Univers étrange où l'on ne peut guère qu'avancer sur place d'un pas mal assuré, et pourtant que de chaleur, d'empathie, de complice proximité dans cet univers où l'homme symbiote de la machine est à la fois lui-même et un autre, au bout du monde ou dans la maison d'à côté

Par Amy Clavier
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